Comme vous le savez, les investigateurs de Scoubidoxy ont l’habitude d’enquêter sur des sujets à controverse du début du 21ème siècle pour constater l’évolution advenue de décisions prises à cette époque par rapport à l’année 2139 (l’année d’où nous venons).

Nous avons trouvé l’innovation de la semaine. Connaissez-vous Banksy ? Street artist du 21ème siècle, resté anonyme durant toute sa carrière artistique. Il s’inspirait de la technique d’Andy Warhol et était influencé par la méthode “in situ” pour faire passer ses messages, qui mêlaient singulièrement politique, humour et poésie. Connu pour provoquer et questionner, il fut l’auteur de films, de livres, de peintures de rue et de tableaux.

Certaines de ses oeuvres ont même été mises aux enchères, comme ce fut le cas le 14 février 2004, chez Sotheby’s à New York, groupement de sociétés de ventes aux enchères international spécialisé dans les oeuvres d’art. Ce même groupement réalisa une seconde vente des oeuvres du street artist en 2007 à Londres.

Une enchère exceptionnelle

Intéressons-nous aujourd’hui à la dernière vente aux enchères proposant des oeuvres de Banksy celle d’octobre 2018. Une pluie de critique s’était abattue sur l’artiste peu après la vente, lorsque son oeuvre “La petite fille au ballon rouge”, adjugée pour la somme de 1,2 million d’euros, s’était auto-détruite sous les yeux des acheteurs.

La scène, surréaliste, s’est déroulée à la fin d’une vente de plusieurs lots d’art contemporain. A peine le marteau a-t-il clôturé la vente de l’oeuvre, qu’une alarme a retenti. Un mécanisme dissimulé dans l’épaisseur du cadre à sa base a alors commencé à déchiqueter le tableau.

Seule la partie haute de l’oeuvre, le ballon rouge en forme de coeur, est restée intacte. L’artiste a d’abord réagi au coup monté sur son compte Instagram en publiant une photo de la peinture, ironiquement accompagnée de la légende : « Adjugé, vendu… ».

Quelques heures plus tard, toujours sur Instagram, il dévoile les coulisses de ce canular dans une vidéo dont la légende est une citation de Picasso : “ le désir de destruction est aussi un désir créatif”.

Il s’agissait d’une enchère exceptionnelle pour la maison Sotheby’s à Londres puisque l’oeuvre était estimée entre 230.000 et 341.000 euros.

« Nous avons été ‘banksyé’ », a plaisanté Alex Branczik, directeur du département d’art contemporain à Sotheby’s lors d’une conférence de presse après l’incident. « Nous n’avons jamais connu cette situation dans le passé, où une oeuvre est découpée en morceaux, juste après avoir égalé un record de vente pour l’artiste. Nous travaillons à estimer ce que cela peut changer à la vente aux enchères “, a-t-il expliqué.

L’innovation de la semaine

Pour continuer à surfer sur la tendance qu’il a lui-même créée, Banksy lance un nouveau challenge à tous ses fans et followers : résoudre ses énigmes.

Telle une chasse au trésor à la Da Vinci Code, Banksy nous invite dans son univers à la recherche d’informations sur son identité. Tout se passe sur son compte Instagram sur lequel le street artist publiera de nouvelles oeuvres donnant des clés sur sa personnalité, sur son identité et sur sa position géographique.

Il faudra être curieux, astucieux, cultivé et avoir l’oeil sur les moindres détails pour déceler la moindre parcelle de vérité dans ses clichés. Et comme il ne reste jamais bien longtemps quelque part son nouveau challenge s’annonce sans fin.

Alors avis à tous ceux qui chercheront ces indices, n’hésitez pas à les mettre en commentaire de l’article pour que nous ayons une chance de l’interviewer. Mettez le hashtag #onatrouvétonidentitébanksy et partagez le  avec nous !