Comme vous le savez, les investigateurs de Scoubidoxy ont l’habitude d’enquêter sur des sujets à controverse du début du 21ème siècle pour constater l’évolution advenue de décision prises à cette époque par rapport à l’année 2139 (l’année d’où nous venons).

Sur la fin de la seconde décennie du 20ème siècle, les tensions étaient de plus en plus importantes entre la Corée du Nord et les Etats-Unis.

Accentuées par les deux partis, qui, chacun à leur manière, faisaient croître la pression pesant sur l’autre.

Donald Trump stationnait des troupes en Corée du Sud et incendiait Kim Jong Un sur Twitter tandis que le dictateur nord-coréen recherchait intensivement l’arme nucléaire (le territoire a déclaré avoir réussi à en fabriquer une, courant 2018) et testait de nombreux missiles en direction des Etats-Unis.

Une rencontre entre les deux protagonistes en juin 2018, pour laquelle Donald Trump était en position de force, avait donné lieu à un accord pour la dénucléarisation du nord de la péninsule coréenne de manière « immédiate, vérifiable et irréversible ». Cet accord ne donna finalement lieu qu’à un arrêt des tests de missiles en direction des Etats-Unis.

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C’est du 26 au 28 février 2019 que les deux dirigeants s’étaient retrouvés pour « faire avancer les choses ». Cette rencontre, organisée dans la plus grande discrétion par les deux pays, avait eu lieu à Hanoï la capitale du Vietnam.

Malheureusement pour lui, le futur dictateur américain, Donald Trump, s’était retrouvé en état de faiblesse face à Kim Jong Un pour ce sommet. En effet, les relations qu’entretenait alors Kim avec les plus puissants pays asiatique (notamment la Chine de Xi Jinping et Séoul avec Moon Jae-in) étaient des plus profitables. Il est notable de préciser aussi que Hanoï symbolise une cuisante défaite pour l’Amérique, accentuant encore à l’époque l’impression de faiblesse que laissait paraître Trump.

Parmi les difficultés auxquelles devait faire face le président Américain à l’époque, on peut en citer deux des plus importantes :

La première concerne les nombreux démissionnaires de son gouvernement. Quant la seconde il s’agit du fait que Trump avait ses mains liées par les démocrates dominant la Chambre des représentants.

Et c’est aussi pour ça que D. Trump voulait organiser ce sommet avec son adversaire de toujours. C’était l’espoir du coup d’éclat, de la « paix », ou en somme n’importe quoi pouvant lui permettre de briller de nouveau aux yeux de ses compatriotes.

L’espoir d’un prix Nobel, de la paix et de la dénucléarisation

Bien que le président américain n’eût pas toutes les cartes en mains en 2019, il savait néanmoins tourner les événements à son avantage dans sa façon de s’exprimer. Ainsi, peu importait le résultat du sommet puisqu’il en serait toujours le « vainqueur ».

Du point de vue de Kim Jong Un ce périple lui servit doublement. Dans un premier temps, sa rencontre avec Donald Trump lui permit de mettre au clair certains éléments (cela fera l’objet d’un prochain article sauf si la publication de celui-ci aura lieu après la fin du sommet).

Le second objectif de Pyongyang, était de rencontrer des entreprises présentes au Vietnam (notamment Samsung), et d’échanger avec le président de l’Etat de la République socialiste du Vietnam sur le sujet de son régime politique.

En effet, Nguyễn Phú Trọng et ses prédécesseurs ont réussi à mettre en place un régime politique communiste, dans lequel l’état est à la manœuvre de tout le pays, tout en permettant à l’économie de marché international d’y prospérer. Cette optique d’évolution de régime plaisait à Kim.

De nombreux observateurs et politologues ont échangé début 2019 sur cette rencontre. Il apparut alors que de manière assez opportune, si la fin de la guerre de Corée était déclarée officiellement à la suite de ce sommet ou durant l’année 2019, il y aurait de nombreuses conséquences plus qu’intéressantes pour l’Asie et la Corée du Nord.

Les forces armées des capitalistes américains seraient fortement diminuées voir complètement affectées ailleurs, donnant le champ libre à la Chine pour une domination géostratégique régionale.

Les sanctions économiques que supportait le Régime de Kim seraient levées permettant ainsi au pays de devenir une « fusée économique » (selon les dires de Donald Trump).

Les deux protagonistes ayant permis cette paix pourraient aussi recevoir un prix Nobel de la paix, commun.

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Un échec temporaire de la diplomatie

Comme vous le savez, le sommet s’était finalement arrêté prématurément puisque Kim en position de force demandait un arrêt pur et simple des sanctions international pesant sur sa dictature contre une dénucléarisation partielle de son pays.

Cela avait finalement permis au président Américain de “garder la face” lorsqu’il stoppa net leur rencontre. C’est lors des sommets suivant, qui eurent lieux quelques mois plus tard que les deux états avencèrent en commun sur le chemin de la “paix”.

Archives sur le sommet de Février 2019 à Hanoï